LE NOUVEAU RÔLE DE LÉANA
Malgré son jeune âge, Léana Sans fait partie des éléments d’expérience du jeune groupe loubésien en N1 De quoi donner une nouvelle envergure des Louves
Elle enfile les buts. Mais pas seulement. A 19 ans, Léana Sans a aussi coiffé une autre casquette, inhérente à son équipe cette saison : « Nous avons subi une cure de rajeunissement de l’effectif à l’intersaison. L’an dernier, nous avions plusieurs éléments expérimentées pour nous encadrer. Cette fois, je fais presque partie des anciennes » sourit-elle.
Un costume qui est loin d’être trop large pour la numéro 18 du Saint-Loubès HB qui comptabilise déjà 34 réalisations lors des onze premiers matchs de cette saison en N1. Une performance au regard du début de saison poussif des siennes, actuellement 13e sur 14 de leur poule. Un début de saison qui s’explique aussi par un groupe profondément remanié et en recherche d’automatismes et d’expérience au troisième niveau national de handball : « On se retrouve à porter l’équipe, explique Léana. Les responsabilités sont accrues. Cela permet également de se développer soi-même, ça fait progresser. Ce genre de moment constitue une très bonne expérience pour la suite, j’en suis certaine.»
De quoi aussi faire sortir Léana de sa coquille, elle qui préfère plutôt rester tranquille et ne pas se mettre en avant dans le groupe. « Je suis obligée d’aller vers les autres, de guider les jeunes de l’équipe. »
Un sens du collectif qui est venu rapidement à l’arrière gauche qui peut aussi dépanner à droite. Car après des débuts dans des sports individuels comme la natation ou le tennis, Léana découvre le handball à 13 ans. S’en suit une ascension rapide, d’abord à Libourne pendant deux ans puis à Saint-Loubès depuis cinq saisons.
Un parcours entrecoupé par l’intégration au pôle excellence d’Angoulême.
Mais c’est bel et bien en Gironde que la joueuse développe ses qualités, notamment en défense et montre une agressivité à même de faire basculer les actions. Une prise de risque qui pourrait constituer un tournant dans la carrière de Léana Sans : « Je sens que je développe mes capacités cette saison. C’est une saison fondatrice pour le futur » décrit l’étudiante en deuxième année de physique qui jongle entre les cours, les entraînements et les matchs. Un rythme qu’elle tient et qui permet d’ouvrir l’appétit : « Aller plus haut que la N1 serait intéressant mais ça ne me dérange pas non plus de rester à ce niveau. Disons que je ne suis pas fermée à une opportunité si l’occasion se présente un jour. »
Si Léana continue sur ce rythme, nulle doute que cette opportunité devrait se présenter tôt ou tard.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Enzo Santamaria


