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UN ATTACHEMENT SANS BORNES

L’US Mios-Biganos et Marine Varache ne font qu’un depuis de nombreuses années. Un lien fort uni ainsi la pivot et le club de N1. Un lien qui va bien au delà du terrain.

Attachée à ses couleurs. Pour Marine Varache, cette expression est loin d’être galvaudée. L’US Mios-Biganos est sa maison. Un attachement réel qui vient de très loin : « Je suis une enfant de Mios. Ma maman Karine jouait en D1 avec l’équipe première à la fin des années 90 et au début des années 2000. Toute petite, j’étais au bord des terrains. »

Un sport qui est donc rentré très rapidement dans la vie de la jeune Marine. Mais pas seulement : « Mon papa Stéphane faisait lui du rugby. Je ne pouvais pas passer à côté d’une carrière sportive, sourit Marine. Dans mes souvenirs, j’étais au gymnase le samedi et au bord des terrains de rugby le dimanche dès mon plus jeune âge. »

Marine opte finalement pour le handball sans heurts familiaux : « Mon père s’est mis lui aussi au handball. Il est impliqué au club, s’occupe des mini bus, de la table de marque. » 

Une histoire familiale d’autant qu’Océane, la petite soeur, perpétue aussi la tradition des Varache dans le handball miossais. Un apprentissage qui s’est pourtant fait à la dure pour Marine : « Jusqu’à mes U13, j’évoluais dans les équipes de garçons. J’étais la seule fille du groupe. C’est peut être de là qu’est née ma hargne qui me caractérise sur le terrain. »

Une hargne bienvenue pour une équipe de l’US Mios-Biganos qui peut compter sur l’envie de gagner de sa pivot, le poste qu’occupait Karine lors des grandes heures nationales du club : « Je me bats sur chaque ballon. Gagner est une seconde nature pour moi. Quand je perds, je ne suis pas bien. Il me faut un peu de temps pour redescendre. Je me donne toujours à 200 % mais toujours dans l’idée de collectif, d’entraide. »

De quoi booster la joueuse de 28 ans qui vit des journées bien remplies : « Après des études de biologie, j’ai eu l’opportunité de changer de voie. Je travaille à l’étude notariale Garibal-Larivière à Pessac. Maître Garibal est le mari de Maria Iacob qui faisait partie de la grande équipe de Mios. Je reste ainsi dans le milieu du handball. Je suis assistante formalités-comptabilité  »

Ce qui n’empêche pas des journées à rallonge : « J’ai l’habitude de m’organiser entre le travail et le handball. Ce n’est pas une nouveauté et j’arrive à gérer » explique une Marine Varache qui a quand même fait des infidélités à son club de toujours, mais presque à son insu : « J’ai du quitter l’US Mios durant trois ans du temps de l’UMBB (Union Mios Biganos Bègles) et au dépôt de bilan de celui-ci, j’ai également passé trois années au CA Bègles avant de revenir à l’US Mios-Biganos. Mon club me manquait trop. Je suis une enfant de Mios quand même. Et puis, c’est un club familial qui allie aussi le côté pro. J’aime ça.»

Un club auquel Marine pense tous les matins en se levant : « Ma sonnerie de réveil est Jeunesse Miossaise, l’hymne du club créé par Roger Mayonnade (fondateur du club décédé en 2018). Me réveiller avec cette musique est une évidence. D’ailleurs je l’apprends aux jeunes du club, il faut qu’ils ou elles s’en imprègnent » rigole la numéro 99 du club du Bassin d’Arcachon. 

Un numéro loin d’être un hasard pour elle : « J’ai toujours joué avec le 9 qui était aussi le numéro de ma maman. Mais quand je suis revenue à Mios, il était pris. J’ai alors opté pour le 99. Le premier neuf représente le numéro de ma mère, le deuxième neuf, c’est pour moi. Et pour la petite histoire, c’est Océane, ma petite soeur qui a pris le 9. »

Des histoires de neuf que la pivot transmet aussi aux jeunes générations du club. Coach de la catégorie U15 avec sa soeur, Marine sillonne les routes de Gironde avec les futures perles de l’US Mios-Biganos. Une envie de transmettre toujours aussi forte : « C’est important pour moi de me donner pour mon club. »

Reste un bel objectif à réaliser. Celui de gravir un échelon et de hisser l’équipe première miossaise à un étage au dessus : « Je suis revenue assez jeune au club car quelque soit le niveau où il évoluait, il s’agissait de mes couleurs. Mais j’avoue que grimper à moyen terme en D2 serait un rêve ultime, quelque chose de tellement bon et beau à vivre. Cette saison en N1, le groupe, qui a beaucoup changé à l’intersaison, est en reconstruction. Nous créons des automatismes. Mais d’ici deux ans, nous pourrons prétendre à la montée. Je l’espère. »

Vu l’implication et l’envie de Marine Varache, le rêve pourrait bien devenir réalité.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Bernard Gomez

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