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PAULINE REGARDE
TOUJOURS DEVANT

Capitaine du SA Mérignac, Pauline Maingonnat entame sa treizième saison au club avec l’envie d’assurer au plus vite le maintien en N2.

L’histoire dure. Mais elle apparait comme une évidence. Dès son arrivée en Gironde en provenance de région parisienne au début des années 2010, Pauline Maingonnat a posé ses valises au SA Mérignac. Une bonne pioche et une association gagnante-gagnante entre la joueuse et le club. Une fidélité qui ne s’est jamais démentie depuis : « J’ai d’abord fait quelques entraînements avec la N2 du SAM. L’état d’esprit m’a plu et j’ai décidé de rester. »

Une union traversée par la joie de franchir les étapes. « Lorsque j’ai débuté à Mérignac, le club élite allait devenir le BMV. Pour ma part, j’étais plutôt dans l’optique de prendre du plaisir sur un terrain, de jouer avec des copines. Je suis alors repartie en PréNationale avec des filles qui sont devenues des amies. » 

Une recette qui marche puisque les samistes montent en N3 puis en N2 au fil des années sous la férule d’une Pauline a qui on a très vite confié le brassard de capitaine : « Je prends ce rôle comme une aide à la cohésion de l’équipe, à la cohésion du collectif. Je suis plutôt une leader de vestiaire, j’aime bien que tout le monde se sente bien, mettre à l’aise les jeunes. J’aime rassembler. »

Un rôle qui plait à la joueuse de 36 ans, laquelle apprécie par dessus tout le jeu et pratiquer son sport favori : « Je ne sais pas ce que je pourrai faire d’autres comme disciplines. Le volley fait partie de ma vie depuis toute petite. Mon père, mon frère, ma soeur y jouait. Seule ma mère a résisté. Moi, ça a tout de suite été une attirance et j’ai débuté à l’âge de 7 ans. »

Depuis, la passion ne s’est pas envolée. Et l’âge ne fait rien à l’affaire, Pauline étant plus que jamais la catalyseur de l’équipe même si paradoxalement les années n’ont pas effacé « ce stress à chaque match. J’ai peur du jugement à chaque fois. Il faut que je travaille la confiance » assure la samiste qui excelle en réception et dans le jeu de défense.

Une mérignacaise historique qui revit cette saison avec le déménagement dans la salle flambant neuve Alice Milliat, livrée la semaine dernière : « c’était dur pour l’esprit club d’avoir les licenciés éparpillés par manque d’infrastructures, c’était une bataille pour avoir des créneaux d’entraînement. Le club a aussi souffert financièrement,. Là, j’espère que le côté dynamique du club va ressortir » analyse Pauline qui regrette malgré tout encore des disparités entre sport masculin et féminin : « En général, les filles n’arrivent pas encore à obtenir les mêmes traitements que les garçons. Les équipes féminines demandent peut être moins de choses que les garçons. C’est peut être culturel mais une équipe féminine est aussi légitime qu’une équipe masculine. »

En attendant, la capitaine espère une saison plus sereine que la précédente, ponctuée par une descente sportive et un repêchage estival : « Le groupe a changé, il va falloir un peu de temps. Malgré notre défaite initiale ce week-end contre Carpiquet (0-3), il faut viser un bon maintien. Il passera par une synergie, un collectif fort. »

La capitaine est d’ores et déjà bien rentrée dans sa saison.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : SA Mérignac volley

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