UN APPRENTISSAGE ACCÉLÉRÉ
A 16 ans, la polyvalente Lucille Godart découvre cette saison la Nationale 2 en compagnie de son club du Haillan. Une expérience enrichissante et un tremplin pour la jeune espoir.
Tout va très vite chez Lucille Godart : « J’ai débuté le volley à 6 ans. J’ai ensuite intégré le pôle espoir de Bordeaux en 2022. Puis j’ai enchainé voici deux ans par la découverte du niveau régional. L’an dernier, je jouais en Prénationale et depuis le début de saison, j’ai rejoint les rangs de l’équipe première du VBC Le Haillan qui est montée de N3 en N2. »
Une trajectoire linéaire pour la passionnée de volley qui n’a jamais quitté son club du Haillan et avec lequel elle grandit et apprend des joutes de Nationale 2 : « C’est une découverte pour l’équipe et pour moi. Je m’aperçois qu’il existe vraiment un écart entre la N3 et la 2. Il a vite fallu se mettre au niveau. »
Les débuts ont d’ailleurs été compliqués avec un calendrier corsé qui offrait des confrontations contre les gros de la poule. Ce qui n’a pas aidé à prendre un bon élan puisque le groupe a perdu ses cinq premiers matchs de la saison. Un zéro qui s’est depuis atténué. Au grand soulagement de la lycéenne qui doit jongler entre ses cours de classe de première, les entraînements, les matchs et les longs déplacements : « C’est sûr que les voyages en mini bus vers la Côte d’Azur renforcent la cohésion entre nous, sourit la numéro 11 du Haillan. Mais malgré notre place actuelle d’avant dernières, il ne faut pas lâcher. On essaye de se maintenir à ce niveau. Nous avons souffert de nombreuses blessures cette année. Le début de saison a été dur mentalement mais on a redressé la tête » assure le plus jeune élément du groupe.
Au service de l’équipe, Lucille 1,72 m, se rend disponible en se rendant polyvalente que ce soit en attaque ou dans un rôle de passeuse, son poste de prédilection. Le week-end dernier, la haillanaise a même occupé le poste de libéro : « Je progresse, c’est ce qui compte. Je sens que cette saison est importante pour la suite de ma carrière. Mes coéquipières me donnent des conseils. C’est instructif. »
Car Lucille Godart n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et espère bien concrétiser ses rêves de carrière pro : « Il s’agit d’un objectif. Je sais que c’est dur mais je veux m’en donner les moyens. La prochaine étape sera d’intégrer un centre de formation, l’an prochain ou après mon bac. Je suis prête à quitter la Gironde pour m’imprégner pleinement de mon sport mais j’avoue que l’idéal serait de pouvoir rentrer au centre de formation du BMV qui devrait normalement voir le jour avec leur maintien en Ligue A. En tout cas, je suis assidument cette équipe. »
Reste à Lucille a poursuivre sa progression pour atteindre ses rêves de carrière pro.
Vincent Ferrandon